Par Jean-Luc Kienge
Analyse – Vital Kamerhe : fuir ou tomber ?
Dans le tumulte politique congolais, une question revient avec insistance : Vital Kamerhe doit-il fuir la RDC pour sauver sa peau ? Comparé à Matata Ponyo, déjà en exil, l’ancien président de l’Assemblée nationale et actuel allié du président Tshisekedi se retrouve une nouvelle fois dans la tourmente.
Un risque de prison bien réel
Selon plusieurs observateurs, Kamerhe court un risque sérieux d’emprisonnement s’il reste trop proche de Félix Tshisekedi. La justice congolaise, incarnée par le procureur Vonde, n’aurait pas renoncé à rouvrir certains dossiers sensibles. Pour certains analystes, le surnommé “caméléon politique” n’a plus de marge de manœuvre : rester, c’est s’exposer à la prison ; se rallier à l’opposition, c’est affronter une méfiance généralisée.
La fuite comme ultime option ?
De nombreuses sources avancent l’idée que Kamerhe n’aurait d’autre choix que de prendre la poudre d’escampette. La destination évoquée serait la Grèce, où il pourrait s’installer avec son épouse Hamida. Selon ces mêmes sources, il y savourerait des fonds issus des multiples scandales de rétrocommissions et de détournements — une fortune estimée par certains à des centaines de millions de dollars accumulés entre ses fonctions de ministre, président de l’Assemblée nationale et directeur de cabinet de Tshisekedi.
Un climat politique hostile
Au-delà des menaces judiciaires, un autre facteur pèse : la machine politique de Tshisekedi. D’après certaines rumeurs, le président congolais chercherait à éliminer tout potentiel rival pouvant faire de l’ombre à sa protégée et dauphine pour le succeder comme president de la RDC, Madame Kayigwamba Wagner la ministre des affaires etrangere. Une stratégie machiavélique se dessinerait : changer la Constitution pour permettre une élection au suffrage indirect par le Parlement, ouvrant la voie à un mandat de sept ans à Félix Tshisekedi.
Dans ce contexte, Vital Kamerhe apparaît comme un danger : son poids politique, son image de stratège et son réseau pourraient contrecarrer les plans présidentiels.
Conclusion
Rester, c’est risquer la chute. Partir, c’est choisir l’exil et tenter de rebondir comme opposant extérieur. Pour Kamerhe, la question n’est donc plus s’il doit fuir, mais quand il le fera. Mais moi, Jean-Luc Kienge, je demanderai au pacificateur Vital Kamerhe, après la lecture de mon analyse, de quitter la RDC immediatement pour ne pas finir comme Constant Mutamba, humilié et en prison.
Affaire à suivre.
