Par Jean-Luc Kienge

:Fifi Masuka, une figure controversée au cœur des scandales politiques et sexuels en RDC Une enquête sur les liaisons dangereuses entre politique, argent et influence en République Démocratique du Congo

Lualaba, 15 février 2025

– Dans les coulisses de la politique congolaise, un nom revient souvent dans les conversations chuchotées : Fifi Masuka, surnommée “Caleçon Pete”. Cette femme de 60 ans, dont la vie privée et les relations supposées avec plusieurs figures politiques de premier plan défraient la chronique, est devenue un symbole des dérives d’un système où pouvoir, argent et influence semblent se mêler de manière trouble.

Fifi Masuka, une grand-mère au passé tumultueux, est accusée d’avoir entretenu des relations intimes avec plusieurs hommes politiques congolais de haut rang, dont Jean-Pierre Bemba, Kalev Mtond, Busa Kabuya, Jean-Marc Kabund, Christian Tshisekedi et même le président Félix Tshisekedi. Ces allégations, bien que non confirmées officiellement, circulent largement dans les milieux politiques et sociaux de la RDC, alimentant les rumeurs et les spéculations.

Une vie marquée par les scandales

Selon des sources proches de l’entourage politique, Fifi Masuka aurait eu un enfant avec Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président et chef de guerre condamné puis acquitté par la Cour pénale internationale. Elle aurait également été la concubine de plusieurs autres figures politiques, dont certains sont encore en poste aujourd’hui. Ces relations, si elles sont avérées, soulèvent des questions sur l’influence que cette femme pourrait exercer sur les décisions politiques et économiques du pays.

Mais Fifi Masuka ne se contenterait pas de tisser des liens avec des hommes puissants. Son mari, actuellement au Canada, serait, selon certaines sources, “envoûté” par son épouse, laissant cette dernière gérer leurs affaires financières. En tshiluba, une langue locale, on qualifie cette situation de “tshibawu”, un terme qui évoque une manipulation malsaine et une trahison au sein du couple. Des rumeurs persistantes laissent entendre que cette situation pourrait dégénérer en une véritable tragédie, avec des conséquences spirituelles et humaines désastreuses.

Récemment, Fifi Masuka aurait quitté la RDC dans la précipitation, juste avant l’escalade des tensions sécuritaires liées à l’avancée du groupe armé M23 et l’arrivée de personnalités controversées comme Cotneille Naanga. Certains y voient un signe de sa conscience des dangers à venir, tandis que d’autres estiment qu’elle cherche à échapper à des représailles liées à ses activités passées.

La question qui se pose est : que cherchent ces hommes politiques dans une relation avec une femme de 60 ans, souvent décriée et qualifiée d’”ordure” par ses détracteurs ? Pour certains observateurs, Fifi Masuka serait une manipulatrice hors pair, capable d’utiliser ses relations pour tirer profit des ressources financières et politiques de ses amants. Pour d’autres, elle serait simplement le reflet d’un système politique corrompu, où les liaisons dangereuses et les compromissions sont monnaie courante.

Alors que la RDC traverse une période de grande instabilité politique et sécuritaire, l’histoire de Fifi Masuka souligne les profondes fractures d’un système où les intérêts personnels semblent souvent primer sur le bien commun. Les conséquences de ces liaisons dangereuses pourraient être désastreuses, non seulement pour les individus impliqués, mais aussi pour l’avenir du pays.

En attendant, Fifi Masuka reste une énigme, une figure à la fois détestée et crainte, dont l’influence, bien que souterraine, continue de hanter les couloirs du pouvoir en RDC. Une chose est sûre : dans un pays où la politique est souvent un jeu dangereux, l’histoire de Fifi Masuka est loin d’être terminée.