Par Jean-Luc Kienge, analyste et journaliste d’investigation pour Vac Radio International.

Félix Tshisekedi fuit la RDC, la queue entre les pattes, désavoué par l’armée et la population, pour participer à une réunion de technocrates, comme les gouverneurs, les ministres de la Défense et des Affaires étrangères, mais certainement pas un chef d’État tout de même !

ANALYSE: “Pendant que l’aéroport de Bukavu est sur le point de tomber aux mains du M23, Félix Tshisekedi fuit la RDC, la queue entre les pattes, désavoué par l’armée et la population, pour s’inviter à la conférence de Munich en imitant la stratégie sécuritaire et visionnaire de Moïse Katumbi de 2017 pour sauver la RDC.”

Pendant que l’aéroport de Bukavu est sur le point de tomber aux mains du M23, le président Félix Tshisekedi choisit de quitter la République Démocratique du Congo pour se rendre à une conférence sur la sécurité en Allemagne à Munich. Cette conférence, réservée aux technocrates et stratèges de haut niveau, avait déjà vu la participation de Moïse Katumbi en 2017 en tant que gouverneur de l’ex-Katanga. Ce dernier, accompagné de Francis Kalombo et plusieurs stratèges mondiaux, était reconnu comme un acteur clé cherchant à apporter des solutions concrètes aux conflits armés et à l’insécurité en RDC.

Une fuite plutôt qu’une présence au front

Au lieu de rester et de gérer la crise sécuritaire qui sévit à l’Est du pays, Tshisekedi préfère fuir la réalité en tentant d’instrumentaliser cette conférence pour redorer son image. Son régime, critiqué de toutes parts, est accusé de mauvaise gestion militaire et d’abandon des troupes. L’armée congolaise, sous-approvisionnée et affamée, se voit contrainte d’abandonner des positions stratégiques alors que des villes comme Bukavu, Kalemie, Kisangani et Lubumbashi sont menacées.

Face à cet échec cuisant, Tshisekedi semble utiliser sa participation à Munich comme un moyen de détourner l’attention des Congolais et de donner l’illusion d’un président engagé sur la scène internationale. Pourtant, il est de notoriété publique que cette conférence ne reçoit que très rarement des chefs d’État, car elle est davantage axée sur les discussions stratégiques et technocratiques.

Katumbi : un véritable stratège à la différence de Tshisekedi

Lorsqu’il fut invité à Munich en 2017, Moïse Katumbi, alors gouverneur de l’ex-Katanga, avait pour objectif de présenter une vision claire sur la stabilisation de la RDC et la lutte contre les milices. En seulement trois mois à la tête de la province la plus riche du pays, il avait réussi à éliminer plusieurs groupes armés et à restaurer la sécurité. Son approche technocratique contrastait déjà avec celle d’un Tshisekedi, plus soucieux du pilliage des mines du grand Katanga et l’est de la RDC que de résoudre les crises.

Un régime aux abois et une RDC au bord du gouffre

Depuis plusieurs semaines, les pères spirituels, l’opposition non armée et une partie grandissante du peuple exigent le départ de Tshisekedi, estimant qu’il est incapable de gérer la situation du pays. Son incapacité à contenir les avancées du M23 et de Corneille Naanga, sa gestion calamiteuse de l’armée et son penchant pour la distraction médiatique rendent son maintien au pouvoir de plus en plus contesté.

Plutôt que de proposer une solution concrète, le président congolais prétend pouvoir ramener la paix en se rendant à Munich, alors que même les enfants en RDC savent qu’il n’a ni la force militaire ni les moyens politiques pour y parvenir. Son régime, dominé par une oligarchie familiale (Sa mère, sa femme, ses frères et soeurs) et la pègre bruxelloise, est aujourd’hui perçu comme l’une des plus grandes tromperies politiques de l’histoire congolaise.

Une transition nécessaire pour sauver la RDC

Il est temps pour la RDC de tourner la page et de permettre à de nouveaux leaders, dépourvus d’intérêts mafieux et familiaux, de prendre les rênes du pays. Le peuple congolais ne peut plus se permettre de subir la gabegie, le tribalisme, les tueries et le pilliage institutionnalisé. L’histoire retiendra que Tshisekedi n’était qu’un épisode transitoire, un président en fuite incapable d’assumer ses responsabilités.

Par Jean-Luc Kienge, analyste et journaliste d’investigation pour Vac Radio International.